Le ministre de l’Intérieur dédouane les services de renseignement et endosse la responsabilité d’un manque d’anticipation. Pointé du doigt après les saccages, il avait remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a refusée.
« Je suis leur chef et le seul responsable » : quinze jours après un naufrage sécuritaire qui fera date dans l’histoire des forces de l’ordre, Laurent Nuñez a assumé un « échec », mardi, devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale qui l’entendait sur les violences commises en marge des manifestations du samedi 17 octobre. Lors de cet « acte I » du mouvement de colère contre la vie chère, plusieurs milliers d’activistes d’ultragauche, rejoints par la racaille des cités, avaient mis le pays à sac. Près de 2 400 personnes ont été interpellées et 1000 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés. Quelque 3000 commerces ont été vandalisés et pillés tandis que les professionnels du chaos ont incendié la mairie de Limoges.
Défendant bec et ongles les services de renseignement, qu’il dédouane, le ministre de l’Intérieur a assuré, sans ciller, que ces derniers ont alerté, en amont, sur l’ensemble des risques. Notes à l’appui, qu’il assure tenir à la disposition…
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Source: Le Figaro · Christophe Cornevin
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