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Par Aurélien Defer et Nour Mohammedi

Publié aujourd’hui à 17h00, modifié à 17h40

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DécryptageLa réélection de Lula, dimanche 25 octobre, a déclenché chez de jeunes militants de Jean-Luc Mélenchon une euphorie inédite. Ils se disent désormais prêts à mener bataille sur les réseaux sociaux, à la manière du député brésilien André Janones.

Un canal WhatsApp créé en urgence, des missions politiques à remplir sur les réseaux sociaux, une « armée » de 10 millions de « soldats » virtuels coordonnée par un seul homme… La stratégie numérique d’André Janones, le député brésilien auquel est attribuée une part de la victoire de Luiz Inacio Lula da Silva au scrutin présidentiel du dimanche 25 octobre, a fait couler beaucoup d’encre. Et pas seulement au Brésil, où le candidat d’extrême droite défait, Flavio Bolsonaro, enregistrait une avance sur son rival au premier tour du 4 octobre.

En France, à six mois d’une élection présidentielle tout aussi décisive, et dominée pour l’heure, dans les sondages, par le Rassemblement national (RN), cette « remontada » et ses ressorts en ligne supposés en ont inspiré plus d’un. Si Marine Le Pen et Gérald Darmanin ont ouvert chacun un canal WhatsApp, mercredi 28 octobre, ce sont bien les militants et les sympathisants de La France insoumise (LFI) qui, dès lundi 26 octobre, s’en sont saisis les premiers, avec le concours d’internautes brésiliens.

Antoine Léaument, responsable de la communication numérique du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, a même consacré une note de blog au « janonisme », le 27 octobre. Le député de l’Essonne appelle ses partisans à en retenir « quelques leçons » et se félicite de leur « bouillonnement numérique ». Auprès du Monde, il précise y voir l’occasion « de produire des contenus et de développer des méthodes de circulation d’information qui permettent de sortir des bulles politisées », notamment pour toucher les abstentionnistes.

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Source: Le Monde · Aurélien Defer, Nour Mohammedi

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