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Dans cette petite salle d’audience du tribunal de Paris, comparaissent des prévenus interpellés lors des événements des 17 et 18 octobre, qui ont choisi de reconnaître leur culpabilité et ont négocié leur peine.

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Un jeune homme vient d'être arrêté dans le Darty du Boulevard de Belleville et mis dans une voiture de police, à Paris, dans la nuit du 18 au 19 octobre 2026.

Quand on a poussé la porte, le juge s’adressait d’une voix douce au prévenu secoué de tremblements derrière la vitre du box. Il lui donnait le nom d’une association susceptible de l’accueillir. « Vous avez besoin d’aide. La rue, vous ne pouvez pas continuer. » Apatride, l’homme a été arrêté dans une grande surface, dévastée quelques heures plus tôt lors des événements du 17 octobre. Il a tout de suite avoué être venu pour voler. « Vous connaissez Les Misérables ? », a demandé le juge. Le prévenu tremblait toujours. « C’est l’histoire d’une rédemption. C’est possible, vous savez. Bon courage, Monsieur. » L’homme a signé avec difficulté le jugement officiel que lui tendait la greffière, selon lequel il acceptait sa peine de douze mois d’emprisonnement avec sursis.

C’était mercredi 21 octobre, au tribunal de Paris. Tout autour, dans les quatre salles d’audience dédiées aux comparutions immédiates suite aux interpellations des 17 et 18 octobre, la machine judiciaire tournait à plein régime. Cette cinquième salle est à part. Ne comparaissent ici que ceux qui ont préalablement accepté de reconnaître leur culpabilité et ont négocié leur peine avec un procureur. L’accord d’un juge est nécessaire pour homologuer la sanction.

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Source: Le Monde · Pascale Robert-Diard

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