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French director and screenwriter Antonin Baudry poses for a portrait on the sidelines of the 79th edition of the Cannes Film Festival in Cannes, southern France, on May 20, 2026. (Photo by Julie SEBADELHA / AFP)
JULIE SEBADELHA/AFP

Propos recueillis par Solenn de Royer

Publié aujourd’hui à 06h00

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Entretien« Je ne serais pas arrivé là si… » Chaque semaine, « Le Monde » interroge une personnalité sur un moment décisif de son existence. Le réalisateur de « La Bataille de Gaulle » revient sur son choix d’abandonner sa carrière de diplomate.

A 51 ans, Antonin Baudry a totalisé plus de 6 millions d’entrées pour son diptyque La Bataille de Gaulle, qui vient de sortir aux Etats-Unis. Diplômé de Polytechnique et de l’Ecole normale supérieure, il est l’ancienne plume de Dominique de Villepin au ministère des affaires étrangères au moment de la crise irakienne, où il participe à la rédaction du discours prononcé devant le Conseil de sécurité des Nations unies en 2003. De cette expérience, il tirera en 2010 une BD à succès, Quai d’Orsay. Il a ensuite poursuivi une carrière de diplomate, avant de se lancer en 2015 dans le cinéma.

Je ne serais pas arrivé là si…

… Si je n’avais pas décidé de quitter le Quai d’Orsay pour faire des films. Depuis l’enfance, j’ai envie de raconter des histoires, avec des mots, des images, des sons… Après avoir été en poste, comme diplomate, à Madrid et à New York, j’ai été nommé en 2015 président de l’Institut français. Mais j’étais de plus en plus tiraillé entre ces belles missions et mon rêve d’enfant. J’ai senti que si je n’essayais pas de faire des films maintenant, je n’en ferais jamais. Il fallait être brave. J’ai sauté dans le vide.

Par quoi avez-vous commencé ?

Par en parler à ma femme, Bérénice Vila, et mes enfants ; cette décision les impliquait. Je passais d’un style de vie stable à instable. Bérénice m’a dit qu’elle savait depuis toujours que je prendrais cette voie et qu’elle me soutiendrait, quoi qu’il arrive. Je n’avais pas de plan, seulement une idée vague : tourner une comédie médiévale avec Jamel Debbouze.

Comment cela s’est-il matérialisé ?

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Source: Le Monde · Solenn de Royer

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