ENTRETIEN - Auparavant hostile à une primaire, la ministre de l’Agriculture et ex-dirigeante de LR estime que les candidats de la droite et du centre doivent entendre «le désarroi» d’une «France silencieuse consternée» par la perspective d’un second tour entre le RN et LFI.
La primaire, Annie Genevard en a longtemps gardé un mauvais souvenir. «Une machine à se donner des claques», fustigeait l’élue du Doubs quand elle appartenait à l’équipe dirigeante des Républicains. «Fidèle» au parti qui l’a suspendue, après sa décision de rester membre du gouvernement de Sébastien Lecornu, elle encourage désormais les candidats de la droite et du centre à accepter d’être départagés par un vote populaire.
LE FIGARO.- Par le passé vous avez mis en garde contre les méfaits d’une primaire interne à la droite et au centre. Les sondages qui promettent un second tour entre le RN et LFI vous poussent-ils à reconsidérer votre position ?
ANNIE GENEVARD.- La situation est des plus confuses aujourd’hui. Elle est trop grave pour que nous nous perdions dans des querelles de personnes. Notre priorité devrait être de construire un rassemblement autour d’un projet de redressement pour la France, attendu par une majorité silencieuse. Celle qui travaille, qui paie ses impôts, qui ne manifeste…
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Source: Le Figaro · Tristan Quinault-Maupoil
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