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ENTRETIEN - Dans son dernier livre, Retrouver le peuple, la constitutionnaliste* assure que la Ve République n’est pas condamnée. Si le régime traverse une période de troubles, il tient encore debout grâce aux textes constitutionnels qui ont fondé sa légitimité et sa stabilité, estime-t-elle.
Passer la publicité* Anne-Charlène Bezzina est maître de conférences en droit public à l’université de Rouen et chercheuse associée au Cevipof de Sciences Po. Elle vient de faire paraître « Retrouver le peuple. Pour un nouveau contrat social » (PUF, 2026).
LE FIGARO. – Le manque de maîtrise de l’État dans la gestion des émeutes que nous venons de connaître le mois dernier est-il la marque de la crise généralisée que vous évoquez dans votre livre ?
ANNE-CHARLÈNE BEZZINA. - Ce qui se déroule sous nos yeux est surtout une conjonction des crises. Nous avons affaire à une crise sociale, une crise économique mais aussi une crise de la réponse du politique et de l’efficacité des politiques publiques, et cela transparaît dans les émeutes du mois d’octobre. Nous sommes aussi dans une fin de cycle politique, puisque le gouvernement actuel n’a plus de capacité d’agir sur le long terme. C’est un gouvernement qui ne peut pas promettre quoi que ce soit puisqu’il n’a plus les moyens de ses ambitions. Il a de moins…
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Source: Le Figaro · Jean-Bosco Herbin
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