Se distancier des violences, sans pour autant éclipser les revendications de la jeunesse. Plusieurs responsables politiques, notamment des Verts et de la gauche radicale, ont condamné dimanche 1er novembre les violences survenues samedi en marge des manifestations du collectif "GenZ regelt" ("la Génération Z s'en charge") en Allemagne, tout en instant sur la nécessité de répondre aux préoccupations des manifestants.
Ils sont près de 120 000 à être descendus dans les rues du pays pour dénoncer la misère des écoles, la hausse du coût de la vie, l'éventuelle réintroduction du service militaire et le changement climatique.
"Ni la crise du pouvoir d'achat, ni le démantèlement social, ni la volonté largement partagée de manifester pacifiquement ne disparaîtront parce que des petits groupes de personnes frustrées se sont livrés à des actes de vandalisme par la suite", a déclaré auprès du quotidien Rheinische Post la présidente du parti de gauche radicale Die Linke, Ines Schwerdtner.
La cheffe de file des Verts, Franziska Brantner, a pour sa part condamné des débordements qui "nuisent à la cause légitime des nombreuses personnes qui ont manifesté pacifiquement", tout en appelant le gouvernement à répondre au message "on ne peut plus clair" envoyé par la jeunesse.
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Samedi, les manifestations organisées dans des dizaines de villes se sont dans l'ensemble déroulées dans le calme avant que des tensions n'éclatent en soirée.
À Francfort, entre 1 000 et 1 500 personnes ont affronté la police, des émeutiers masqués saccageant plusieurs commerces et en pillant certains, a indiqué dimanche lors d'une conférence de presse le ministre de l'Intérieur de la région de Hesse, Roman Poseck.
Au total, 54 personnes ont été interpellées, âgées de 13 à 29 ans, "pour la plupart de nationalité allemande".
"Bien plus de 100 policiers ont été blessés, dont un grièvement qui a perdu des dents à la suite d'un jet de pierres au visage", a ajouté Roman Poseck.
"Des groupes de gauche" accusés
Ces "excès de violences" sont "totalement inacceptables", a réagi sur X Boris Rhein, ministre-président de la Hesse.
Des violences ont également surgi dans d'autres villes d'Allemagne, comme Cologne ou Hambourg. À Berlin, les autorités ont fait état de "nombreux délits" ayant conduit à 56 interpellations et 27 policiers légèrement blessés.
Le ministre de l'Intérieur allemand Alexander Dobrindt (CSU) a estimé auprès du tabloïd Bild que "les débordements violents comme ceux qui ont eu lieu à Paris" avaient pu "être évités".
Il a accusé "des groupes de gauche enclins à la violence et des fauteurs de trouble issus du milieu des migrants" d'avoir "détourné les manifestations pacifiques de l'après-midi", appelant à "des sanctions sévères" à l'encontre des responsables.
La coprésidente du parti d'extrême droite AfD (Alternative pour l'Allemagne) a elle aussi pointé "l'extrémisme de gauche" et une "migration incontrôlée" sur X.
Dans une publication sur Instagram, le collectif "GenZ regelt" s'est "expressément distancé de toute forme de violence". Sur son site Internet, il a appelé en fin de matinée à se mobiliser à nouveau le 14 novembre, avant de supprimer le message quelques heures plus tard.
Avec AFP
Source: France 24 · FRANCE 24
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