Par Le Figaro avec AFP
Publié le 28/10/2026 à 19h05
L’Allemagne, la Roumanie et la Pologne font face à des actes de sabotage présumés attribués à la Russie. Ces affaires ravivent les inquiétudes européennes face aux opérations d’ingérence visant des infrastructures stratégiques et le soutien occidental à l’Ukraine.
Passer la publicité Passer la publicitéDeux Biélorusses soupçonnés d'avoir préparé un acte de sabotage près de Nuremberg, dans le sud de l'Allemagne, ont été placés en détention provisoire, a indiqué mercredi à l'AFP le parquet de Munich, confirmant partiellement un article du Spiegel. Âgés de 39 et 50 ans, les deux hommes sont suspectés d'avoir voulu «pour le compte d'un gouvernement étranger ou d'une organisation étrangère» incendier un bâtiment ou une infrastructure critique dans la région de Nuremberg, a écrit un porte-parole du parquet dans un courriel à l'AFP.
Selon der Spiegel, les deux hommes, qui agissaient pour le compte de la Russie, auraient voulu provoquer un incendie près d'une voie de chemin de fer et d'une ligne électrique. «En échange de rémunération», ils auraient causé «des dommages matériels non négligeables, afin de mettre en danger la sécurité de l'Allemagne», a ajouté le porte-parole du parquet. Les deux prévenus sont en détention provisoire depuis le 7 octobre et la Roumanie a demandé leur extradition, a ajouté le porte-parole du parquet, sans en donner la raison. Selon der Spiegel, ces deux Biélorusses auraient participé au déclenchement d'un incendie le 14 septembre près d'une usine d'armement dans la ville roumaine de Brasov (centre du pays).
D’autres pays européens face à ces tentatives de sabotage
Lundi, les autorités roumaines avaient accusé la Russie d'avoir coordonné un réseau de sabotage impliquant notamment l'incendie du 14 septembre. Elles avaient également affirmé que deux membres de ce réseau avaient été placés en détention provisoire en Allemagne, tandis qu'un troisième était en fuite en Pologne. Or les autorités polonaises ont annoncé mercredi l'arrestation à Varsovie d'un Ukrainien recherché sur la base d'un mandat d'arrêt européen émis par la Roumanie.
Cet Ukrainien, désigné comme «Artem S.» dans le communiqué des autorités polonaises, est «soupçonné d'avoir participé à la préparation d'actes de sabotage visant à mettre le feu à une usine d'armement et de munitions d'importance stratégique (...) le 14 septembre». L'Allemagne et la Roumanie sont, comme de très nombreux pays de l'UE et de l'Otan, confrontées à ce qu'elles qualifient de campagne de sabotage et d'ingérence «hybride» menée par le Kremlin visant à réduire leur soutien à l'Ukraine en guerre contre la Russie depuis février 2022.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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