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Collaboratrice de médias internationaux en Ukraine depuis l’attaque russe de février 2022, la fixeuse originaire d’Odessa est récompensée notamment pour son travail réalisé avec « Le Monde ».

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Alla Didur (au centre) et le journaliste Jacques Follorou en Ukraine (à gauche), en septembre 2023.

Le Fonds à la mémoire de Kurt Schork (grand reporter américain de l’agence de presse Reuters tué, en 2000, au Sierra Leone) a décerné, le 27 octobre, le prix 2026 du « News Fixer » (fixeur) à Alla Didur pour son travail en Ukraine. Cette récompense lui a été attribuée pour la publication de trois articles : « No power, no heat, no water, Odesas’s days of hell under russian fire » (Pas d’électricité, pas de chauffage, pas d’eau : l’enfer des habitants d’Odessa sous les bombardements russes), publié dans le New York Times en décembre 2025 ; « Lessons from Ukraine’s “First World Drone War” » (Les leçons à tirer de la « première guerre mondiale des drones » en Ukraine) dans The Philadelphia Inquirer en août 2025 ; et « Comment l’Ukraine adapte la défense de ses installations ferroviaires à l’intensification des attaques russes » dans Le Monde, en février. Le jury a salué « le courage exemplaire, la sensibilité et la compassion qui transparaissent dans le travail d’Alla Didur ». Il souligne également « ses capacités d’organisation exceptionnelles, la clarté de sa pensée, sa contribution intellectuelle et éditoriale aux reportages, son sang-froid et sa capacité à évaluer les risques ».

C’est une fonction méconnue du grand public sans laquelle l’exercice de la presse mondiale sur les terres étrangères et difficiles d’accès ou en zones de guerre serait impossible. Le métier de « fixeur » ou « fixeuse » – terme dérivé de l’anglais to fix, qui signifie, notamment, « arranger, régler, organiser » – participe pourtant pleinement à l’information internationale diffusée sur tous les supports et permet aux journalistes de se concentrer sur leur mission éditoriale. Le Monde, qui travaille régulièrement avec Alla Didur, peut témoigner qu’elle possède un sens aiguisé de l’organisation pour gérer l’accès aux lieux et aux personnes. Elle collabore également avec d’autres médias français, européens, anglo-saxons et scandinaves.

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Source: Le Monde · Jacques Follorou

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