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TRIBUNE - Les auteurs de pillages sont poursuivis pour vol, une qualification qui occulte la dimension collective et le chaos de leurs actes. Selon le magistrat, créer un délit de « pillage » permettrait de mieux les réprimer et d’harmoniser des condamnations aujourd’hui disparates.
Passer la publicitéLes émeutes du 17 octobre 2026 ont bouleversé la France. Des scènes de violences, de dégradations et de pillages. Ce dernier terme employé par les membres de l’exécutif comme par la presse et les Français ne trouve pourtant pas de traduction juridique stricto sensu dans le Code pénal. L’infraction de « pillage » n’existe pas. Les individus condamnés à l’issue des émeutes l’ont été sur des fondements divers et notamment le vol.
D’aucuns objecteraient que le vol en France peut bénéficier de tellement de circonstances aggravantes (réunion, visage dissimulé, dans un lieu de stockage) et être puni de dix ans d’emprisonnement voire rapidement devenir un crime (notamment avec usage d’une arme) que la création d’un délit de « pillage » serait parfaitement inutile.
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Or, le vol, même aggravé par plusieurs circonstances, est souvent ramené devant les tribunaux à son produit. Dans le cadre des vols du 17 octobre, celui-ci était souvent mince – paire de baskets, téléphone, maroquinerie, vêtements…
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Source: Le Figaro · Alexandre Stobinsky
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