Emmanuel Macron. Hannah McKay / REUTERS

LA BATAILLE DES IDÉES - Emmanuel Macron dénonce des réseaux qui « abîment nos démocraties », tandis que Matignon reçoit des influenceurs… Un grand écart qui révèle l’hypocrisie des progressistes.

« Les réseaux sociaux  abîment nos démocraties », s’est indigné Emmanuel Macron lundi en visite à Marseille, pointant leur responsabilité dans les émeutes et fustigeant des « instruments de mobilisation du pire ». Au même instant, ou presque, Sébastien Lecornu recevait à Matignon une dizaine d’influenceurs, contactés sur Instagram, pour leur présenter, avant même les syndicats, sa réponse à la colère lycéenne et étudiante. « Devinez qui m’a DM ? Le premier ministre ! » s’est exclamée Mathildestudy, 21 ans, près de 200.000 abonnés sur Instagram et 560.000 sur TikTok. Le matin, les réseaux étaient le poison de la démocratie. À midi, ils devenaient la solution. On pourrait voir dans ce grand écart une simple maladresse de calendrier. En vérité, il révèle l’ambivalence et l’hypocrisie des élites progressistes à l’égard des réseaux sociaux. Cela ne date pas d’hier.

En 2008, Barack Obama, premier web-candidat de l’Histoire, ultraconnecté, incarnait à leurs yeux l’homme…

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Source: Le Figaro · Alexandre Devecchio

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