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Le président américain Donald Trump au Lincoln Memorial Reflecting Pool, après avoir été rouvert après des mois de réparations, à Washington, le 2 novembre 2026. Umit Bektas / REUTERS

LA BATAILLE DES IDÉES - Battu aux midterms par ses propres électeurs, Trump illustre la thèse de Christophe Guilluy : les gens ordinaires, loin d’être manipulés par les réseaux sociaux, restent autonomes.

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À en croire une certaine gauche médiatique, le populisme serait un virus numérique. Trump, Meloni ou Le Pen devraient leurs succès aux fake news, aux réseaux sociaux, à quelques chaînes d’info et éditorialistes « d’extrême droite », voire aux ingérences étrangères. Un complotisme soft : faute de comprendre le vote populaire, on lui cherche des marionnettistes. Dans Fake (Le Cerf), Vincent Roux, rédacteur en chef du FigaroLive, démontre pourtant que leur influence sur le vote est minime. Les midterms le confirment : Elon Musk, propriétaire de X et homme le plus riche du monde, a englouti des centaines de millions de dollars pour soutenir son champion. En vain.

Si les populistes ont percé dans nombre de démocraties occidentales, c’est qu’ils ont été les premiers à parler du réel des classes moyennes et populaires : leur déclassement économique, leur dépossession culturelle et démocratique. S’ils chutent, c’est parce que l’écart entre leurs discours et leurs résultats au…

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Source: Le Figaro · Alexandre Devecchio

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