LA BATAILLE DES IDÉES - Vingt et un ans après les journées d’émeutes de 2005, la violence et la casse systématiques sont devenues un rituel auquel plus aucun Français ne semble pouvoir échapper.
C’était il y a vingt et un ans, en 2005. Trois semaines durant, les banlieues s’embrasèrent. Le visage de Zyed et Bouna est resté dans toutes les mémoires. Pas celui de Jean-Claude Irvoas, lynché le même jour à Épinay-sur-Seine pour avoir photographié un lampadaire. À l’époque, beaucoup ont cru à une flambée passagère. La France « black-blanc-beur » de 1998 n’était pas si lointaine. On vivait encore côte à côte.
Certes, Nicolas Sarkozy avait promis le Kärcher. Mais, au fond, on a voulu croire que le facteur social expliquait tout et que des moyens généreux viendraient à bout du mal. Ce fut la politique de la ville, celle des « grands frères » dans laquelle l’État a englouti des milliards. On a fermé les yeux sur les facteurs culturels : la désintégration et l’anomie d’une partie de la jeunesse, le communautarisme, la montée de l’islamisme.
Quelques-uns, pourtant, avaient alerté : Gilles Kepel, Georges Bensoussan, l’auteur des Territoires perdus de la République, Xavier…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 71% à découvrir.
Le Figaro célèbre ses 200 ans
Offre anniversaire : 2€/mois pendant 200 semaines
Déjà abonné ? Connectez-vous
Source: Le Figaro · Alexandre Devecchio
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira