Affrontements entre la police et des jeunes en colère, le 31 octobre 2005, à Clichy-sous-Bois, en banlieue nord de Paris. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

LA BATAILLE DES IDÉES - Vingt et un ans après les journées d’émeutes de 2005, la violence et la casse systématiques sont devenues un rituel auquel plus aucun Français ne semble pouvoir échapper.

C’était il y a vingt et un ans, en 2005. Trois semaines durant, les banlieues s’embrasèrent. Le visage de Zyed et Bouna est resté dans toutes les mémoires. Pas celui de Jean-Claude Irvoas, lynché le même jour à Épinay-sur-Seine pour avoir photographié un lampadaire. À l’époque, beaucoup ont cru à une flambée passagère. La France « black-blanc-beur » de 1998 n’était pas si lointaine. On vivait encore côte à côte.

Certes, Nicolas Sarkozy avait promis le Kärcher. Mais, au fond, on a voulu croire que le facteur social expliquait tout et que des moyens généreux viendraient à bout du mal. Ce fut la politique de la ville, celle des « grands frères » dans laquelle l’État a englouti des milliards. On a fermé les yeux sur les facteurs culturels : la désintégration et l’anomie d’une partie de la jeunesse, le communautarisme, la montée de l’islamisme.

Quelques-uns, pourtant, avaient alerté : Gilles Kepel, Georges Bensoussan, l’auteur des Territoires perdus de la République, Xavier…

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Source: Le Figaro · Alexandre Devecchio

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