Par Le Figaro avec AFP
Publié le 06/11/2026 à 17h01, mis à jour le 06/11/2026 à 17h04
Certaines organisations touchées par ces fausses alertes telles que les aéroports de Birmingham, Rome ou Sofia avaient reçu des messages signés par de prétendus «combattants de l’État masculin».
Passer la publicité Passer la publicitéLe fondateur de l'«État masculin», un mouvement masculiniste russe qui a été banni en 2021 pour «extrémisme», a démenti vendredi tout lien avec les fausses alertes à la bombe qui se multiplient en Europe. Certaines organisations touchées par ces fausses alertes telles que les aéroports de Birmingham, Rome ou Sofia avaient reçu des messages signés par de prétendus «combattants de l'État masculin».
En réponse à des questions de journalistes à ce sujet, le fondateur de ce mouvement, Vladislav Pozdniakov, a affirmé sur Telegram que celui-ci «n'existe tout simplement pas depuis 2021», année de son interdiction par les autorités russes.
«Ceux qui organisent aujourd'hui des provocations sur le territoire des pays de l'Union européenne (au nom de ce mouvement, ndlr) agissent dans leur propre intérêt, en se servant simplement d'un drapeau qui n'est pas le leur», a-t-il ajouté. «Ce n'est pas que je me soucie particulièrement de l'Europe, de sa sécurité ou de son économie (en réalité, je m'en fiche complètement), je réponds simplement aux journalistes européens», a-t-il expliqué.
Un mouvement interdit en Russie en 2021
De fausses alertes à la bombe perturbent depuis plusieurs jours le trafic aérien européen, provoquant des retards ou forçant à faire décoller des avions de chasse pour escorter les avions civils. Ces alertes à la bombe s'inscrivent dans un contexte de recrudescence des «attaques hybrides» en Europe, que les autorités ou les chercheurs lient pour certaines à la Russie et, parfois, à l'Iran.
L'«État masculin» avait été fondé en 2016 par Vladislav Pozdniakov, blogueur et coach sportif, au départ comme une communauté sur le réseau social russe VK. Il a ensuite pris un caractère semi-politique avec une idéologie mêlant misogynie et nationalisme.
Le mouvement, qui n'a jamais eu une grande ampleur, était surtout connu pour des campagnes de harcèlement en ligne jusqu'à ce qu'il soit déclaré «extrémiste» et interdit par les autorités russes en 2021. Selon des médias, le mouvement a survécu sur internet et s'est transformé en communauté de soutien à l'offensive militaire russe en Ukraine, lancée en 2022.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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