DÉCRYPTAGE - En gonflant les effectifs sur le terrain et en privilégiant l’impact et la mobilité, le gouvernement veut éviter le cauchemar sécuritaire du 17 octobre.
Plus de 70.000 policiers, gendarmes et pompiers sur le pont en France pour sécuriser le pays ce week-end et prévenir les débordements dans les centres-villes, tels que ceux survenus les 17 et 18 octobre derniers, de Paris à Limoges en passant par Lyon ou Marseille. Ce n’est pas la mobilisation la plus importante que le pays ait connue un soir de surchauffe sécuritaire, mais ce format n’est guère éloigné de celui retenu d’ordinaire pour la gestion des « fêtes » de la Saint-Sylvestre, le 31 décembre, marquées depuis 1997 par un vandalisme et des violences de masse.
À découvrir
Non seulement le volume des forces augmente sensiblement, de près de 20 % environ 60.000 fonctionnaires et militaires de la gendarmerie étaient engagés le 17 octobre -, mais elles varient dans leur configuration. Comme lors des émeutes de l’été 2023, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, y adjoint des unités d’élite : le Raid, la BRI, le GIGN. Sans parler de l’équipement plus spécifiquement dédié à la lutte contre…
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Source: Le Figaro · Jean-Marc Leclerc
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