Par Le Figaro avec AFP

Publié le 03/11/2026 à 14h40, mis à jour le 03/11/2026 à 14h42

Les images aériennes de la collision ferroviaire survenue au sud de Madrid

Après deux accidents meurtriers en moins d’un an, le ministre des Transports, Óscar Puente, a présenté un plan visant à renforcer la sécurité du réseau ferroviaire espagnol. Il prévoit notamment un contrôle supplémentaire des décisions prises dans les centres de circulation.

Passer la publicité Passer la publicité

Le gouvernement espagnol a assuré mardi 3 novembre travailler «sans relâche» pour «regagner la confiance» de la population, après deux accidents ferroviaires meurtriers en moins d'un an qui ont ravivé les interrogations sur la sécurité du deuxième réseau à grande vitesse au monde. «Nous nous engageons à travailler sans relâche afin d'obtenir et de regagner la confiance des citoyens dans le réseau à grande vitesse», a affirmé le ministre des Transports, Óscar Puente, à l'issue du Conseil des ministres.

Sous pression de l'opposition, le ministre, qui a refusé de démissionner après la collision de deux trains mercredi dernier à Urda (69 morts), a présenté à la presse un «plan extraordinaire pour renforcer la sécurité du réseau à grande vitesse», ainsi que le dispositif d'aides aux survivants et aux familles de victimes. «Les terribles accidents qui se sont produits sur la ligne Madrid-Séville nous démontrent la nécessité impérieuse de renforcer ce système et d'améliorer ses protocoles d'action», a-t-il reconnu.

Passer la publicité

«Désormais, toutes les décisions prises dans un centre de contrôle, lorsqu'il ne bénéficiera pas de l'aide des systèmes de blocage automatique, (...) seront supervisées et devront être validées par au moins un second agent», a-t-il annoncé. Selon les premiers éléments de l'enquête, la tragédie d'Urda le 28 octobre serait liée à une erreur dans un centre de contrôle de la circulation ferroviaire, à la suite d'une panne informatique.

«Améliorer les conditions de travail des contrôleurs et renforcer les effectifs»

Les investigations ont montré qu'un opérateur avait autorisé la reprise du trafic et relancé l'un des trains alors qu'un autre convoi était à l'arrêt sur le même tronçon de voie, provoquant la violente collision quelques minutes plus tard. En l'état, Óscar Puente a annoncé une réduction temporaire de la fréquence des trains sur cette ligne entre Madrid et l'Andalousie, une fois les travaux de sécurisation terminés. Inaugurée en 1992, elle fut la première ligne à grande vitesse ouverte en Espagne.

Óscar Puente a par ailleurs assuré que l'exécutif allait «améliorer les conditions de travail des contrôleurs et renforcer les effectifs», quelques jours après une grève du principal syndicat des conducteurs de train (SEMAF), qui réclamait davantage de personnel et des avancées sur la sécurité ferroviaire, moins d'un an après l'accident d'Adamuz, en janvier (46 morts). Le syndicat a appelé à une nouvelle grève les 10 et 12 novembre dans le deuxième pays le plus visité au monde chaque année. Une grève générale est prévue le 11 novembre en Espagne, à trois semaines des élections législatives anticipées.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

At a glance

Topic
Politics
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira