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A un mois des élections législatives, la pire tragédie sur le réseau ferré espagnol depuis 2013 a relancé jeudi les questions sur son entretien et sur la sécurité des passagers.
Au lendemain de la catastrophe ferroviaire en Espagne, le bilan s’est alourdi et est passé à 74 morts, a annoncé la commission d’enquête des accidents ferroviaires (CIAF) du ministère des transports, jeudi 29 octobre. Un précédent bilan des autorités de la région de Castille-La Manche, où l’accident est survenu, faisait état de 69 morts.
L’accident ferroviaire a eu lieu sur la commune d’Urda quand un train de la compagnie nationale, Renfe, a percuté par l’arrière, sur la même voie, un convoi de l’opérateur privé Iryo, qui avait été forcé à s’arrêter après une panne informatique du système de signalisation. Au total, environ 550 personnes étaient présentes à bord des deux trains au moment de l’impact.
A un mois des élections législatives, la pire tragédie sur le réseau ferré espagnol depuis 2013 a relancé jeudi les questions sur son entretien et sur la sécurité des passagers.
Sous pression, le premier ministre, le socialiste Pedro Sanchez, a demandé d’« éclaircir » les causes à l’origine de l’accident, assurant que les autorités travaillaient « jour et nuit » au sein d’un dispositif mis en place afin d’apporter une « réponse rapide, urgente et efficace ». Le ministre des transports, Oscar Puente, a pour sa part mis en avant une « erreur » humaine et des « circonstances inexplicables » qui ont abouti à l’accident.
Le roi, Felipe VI, a, de son côté, réclamé la mise en place de « mesures » pour éviter à l’avenir une nouvelle catastrophe, à l’issue d’une visite, jeudi, à l’hôpital de Tolède, où sont traités des blessés. « L’enquête doit déterminer comment et pourquoi cette catastrophe s’est produite. Il faudra aussi étudier les mesures à adopter pour que cela ne se reproduise plus », a-t-il déclaré
Depuis la veille, les proches des passagers, souvent très inquiets, sont accueillis dans le village d’Urda, situé à un peu moins de 150 kilomètres au sud de Madrid, où ils viennent se renseigner sur le sort de leurs proches. Parmi les personnes tuées figure Fatima Bañez, ancienne ministre de l’emploi et de la sécurité sociale au sein du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy entre 2011 et 2018, selon le Parti populaire, dont elle était membre. De son côté, le Quai d’Orsay a fait savoir que la France restait sans nouvelles de « plusieurs » de ses ressortissants.
Le Monde avec AFP
Source: Le Monde · Le Monde avec AFP
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