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ISRAEL, Tel Aviv-Jaffa - Protestors raise their phones with flashlights on during a demonstration organised by the October Council, which represents more than 1,500 families and survivors and campaigns for a state commission of inquiry, on
JONAS OPPERSKALSKI POUR « LE MONDE »

Par Isabelle Mandraud 

Publié aujourd’hui à 13h00

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ReportageAvant les élections législatives du mardi 27 octobre, des milliers d’Israéliens se sont rassemblés, samedi soir, en soutien aux familles d’otages qui réclament toujours une commission d’enquête d’Etat sur la tragédie. Gadi Eisenkot, grand rival du premier ministre sortant, y a fait une apparition triomphale.

Le premier orateur demande d’activer la lumière des téléphones portables. Effet garanti : telles des lucioles, des milliers de lueurs éclairent soudainement l’obscurité. Compacte, unie, débordant dans les rues adjacentes, une foule immense s’est rassemblée sur la « place des otages » à Tel-Aviv, samedi 24 octobre au soir, mue par une seule revendication : obtenir une commission d’enquête d’Etat sur l’attaque terroriste perpétrée le 7 octobre 2023 par des commandos du Hamas sur le territoire hébreu, qui s’était soldée par la mort de 1 200 personnes et la capture de 251 otages.

A trois jours des élections législatives israéliennes prévues mardi 27 octobre – les premières organisées depuis la tragédie –, la soirée prend surtout l’allure d’un vaste rassemblement anti-Nétanyahou, sans doute le plus imposant de la campagne.

Le premier ministre sortant s’est toujours refusé à ouvrir une telle enquête sur les failles sécuritaires de cette funeste journée, à la différence de ses opposants, provoquant la colère des familles meurtries et endeuillées dont le poids politique n’est pourtant pas mineur en Israël. Les déclarations sur une chaîne de télévision, le 8 octobre, de son ex-secrétaire militaire Avi Gil, selon lequel Benyamin Nétanyahou aurait « évité de conclure un accord sur les otages de Gaza pour des raisons politiques » et « rejeté la proposition des responsables de la défense d’éliminer les chefs militaires du Hamas avant le 7-Octobre », n’ont fait qu’attiser le ressentiment.

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Source: Le Monde · Isabelle Mandraud

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