Le 9 octobre, le président américain a conclu avec Moscou un accord pour importer du diesel russe, qui était jusqu’ici sous sanctions. Gavriil Grigorov / REUTERS

DÉCRYPTAGE - En autorisant la reprise des exportations de diesel russe et en suspendant les droits de douane qui menaçaient les principaux acheteurs de Moscou, le président américain leur accorde un répit bienvenu. Pas sûr, en revanche, que le consommateur américain en profite réellement.

« Traître », « ennemi des États-Unis »… Les réactions de Kiev et de ses alliés fusent depuis la volte-face de Donald Trump. Le 9 octobre, le président américain a conclu avec Moscou un accord pour remettre du diesel russe sur le marché, jusqu’ici sous sanctions. Un premier pétrolier faisait route vers New York vendredi dernier. Une semaine plus tard, le 16 octobre, Washington a suspendu l’essentiel de la loi Graham, votée en septembre par le Congrès pour freiner la machine de guerre du Kremlin. Elle prévoyait une surtaxe de 500 % sur les marchandises russes et des droits de douane allant jusqu’à 100 % sur les produits des cinq plus gros acheteurs de pétrole et de gaz russes.

Trump a besoin de faire baisser les prix du diesel à quelques jours des élections cruciales de mi-mandat, alors que sa cote de popularité est en berne. « Des prix plus bas pour les Américains et surtout nos formidables paysans, éleveurs et transporteurs routiers, c’est ma plus grande priorité », a martelé…

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Source: Le Figaro · Clara Galtier

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