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L’économiste Cris Ballester et l’architecte Carles Oliver ont développé un modèle qui répond aux exigences de la crise environnementale, tout en créant des conditions d’habitabilité adaptées aux épisodes caniculaires.
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Chaque année depuis sa création en 2019, le prix de la Fondation Obel récompense des « contributions remarquables de l’architecture au bien commun ». On ne saurait mieux définir ce pour quoi l’architecture a besoin d’être défendue aujourd’hui. Et il faut reconnaître à Henrik Frode Obel (1942-2014), homme d’affaires danois ayant fait fortune en Espagne dans le secteur des insecticides tout en cultivant une fougueuse passion pour cet art de l’espace et du bâti, de l’avoir si clairement exprimé. Cette fondation est son héritage.
« Pirater le système », le thème donné en 2026, traduit la situation dans laquelle l’architecture se trouve : à la fois comptable du bilan carbone du secteur de la construction (30 % du total des émissions de gaz à effet de serre) et requise à ce titre d’opérer une révolution dans sa pratique, elle est empêchée de le faire à cause de freins aussi puissants qu’interconnectés (normes européennes, logique économique, lobbys industriels, habitudes culturelles…). Hacker le système, de ce point de vue, apparaît comme la seule solution pour espérer contenir le réchauffement climatique au plus près du seuil de 1,5 °C fixé par l’accord de Paris.
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Source: Le Monde · Isabelle Regnier
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