Par Le Figaro avec AFP
Publié le 27/10/2026 à 16h40
L'Union européenne a martelé mardi à la COP17 sur la biodiversité en Arménie qu'elle cherchait «des moyens» de faire davantage participer au financement de la protection de la nature les grands pays émergents, qui rechignent à mettre la main la poche.
«Il est essentiel de trouver des moyens d'élargir la base des contributeurs à cette convention d'une manière qui soit en phase avec l'évolution des réalités économiques», a affirmé la commissaire européenne en charge de l'Environnement, Jessika Roswall, à Erevan où se tient le sommet international. Les négociateurs de près de 200 pays ont jusqu'à vendredi pour régler leur différend concernant la question des donateurs et d'autres points de blocage, avant la clôture de ce sommet. Environ 70 ministres sont sur place pour tenter de faire avancer les négociations, selon la présidence de la COP17.
La Convention des Nations unies sur la biodiversité a été adoptée en 1992, imposant aux pays développés l'obligation de contribuer au financement des efforts de conservation menés dans les pays en développement. La liste des pays donateurs comprend principalement des pays européens, mais aussi d'autres pays industrialisés développés tels que le Japon, l'Australie et le Canada. Les États-Unis ne sont pas partis à la convention et ne figurent donc pas sur cette liste.
L’UE se heurte à des «résistances»
«Il est évident que si nous voulons financer la restauration de la nature et la sauvegarde des espèces, de manière adéquate, nous devons élargir cette base de donateurs», a dit mardi à des journalistes Christopher O’Sullivan, ministre irlandais chargé de la Nature. «C’est une position que nous maintiendrons», a ajouté Christopher O’Sullivan, dont le pays assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l’UE. L’UE fait valoir que les temps ont changé depuis le début des années 1990 et que le paysage économique mondial a évolué. La volonté des pays développés d’élargir le cercle des contributeurs se heurte à «des résistances», a déjà indiqué il y a quelques jours le cabinet de la ministre française de la Transition écologique Monique Barbut. Ce sujet est aussi depuis plusieurs années un des points d’achoppement et de tensions lors des COP consacrées au climat. À ce jour, les discussions n’ont toujours pas abouti. Le manque de moyens financiers constitue un obstacle majeur à la réalisation des objectifs de 2030 en matière de biodiversité et un thème central du sommet d’Erevan.
L'AFP a sollicité les commentaires d'un représentant du ministère chinois de l'Écologie et de l'Environnement présent aux pourparlers d'Erevan, sans obtenir de réponse.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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