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Portrait of tap dance Savion Glover
Irving Penn/Condé Nast

Par Emmanuelle Lequeux

Publié aujourd’hui à 11h00

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Les faitsEntre photos de mode, natures mortes et portraits d’anonymes ou de célébrités, la Bourse de commerce à Paris met en lumière l’ampleur du travail d’Irving Penn, figure majeure de la photographie américaine, à travers près de 450 œuvres issues de la Collection Pinault.

Une belle qui tient en bouquet des plumes de paon, et des cavaliers marocains en pleine fantasia, fusil au poing. Une bouche maquillée, clope au bec, et une anémone violacée. Un prodige du violoncelle et un pope, les yeux au ciel… Tout Irving Penn : à Paris, la Bourse de commerce consacre en majesté le géant de la photographie américaine, né en 1917 et mort en 2009.

Dans la courbe de la salle principale, en acmé de l’exposition « Remember Me », qui dévoile un florilège de la collection photographique de François Pinault, fondateur des sociétés Kering et Artémis, près de 450 photographies d’Irving Penn envahissent les murs.

Six décennies de production, à touche-touche, où se mêlent photos de mode, genre dont Penn a marqué l’histoire, comme le rappelle en parallèle l’exposition « Penn & Fashion » à la Maison européenne de la photographie (Paris 4e), mais aussi portraits de célébrités, natures mortes, nus féminins, expérimentations florales…

« Toute l’histoire du XXe siècle »

« Je voulais faire en sorte que l’on ne voie pas la fin de la salle, en accentuant sa courbure, pour insister sur l’immensité de cette production », explique Matthieu Humery, commissaire de l’exposition. Expert ès photographies, il a lui-même beaucoup œuvré pour rassembler cette collection unique en son genre, « que l’on ne dévoile pas entièrement ici », insiste-t-il. « Penn, c’est toute l’histoire du XXe siècle. »

Tout au fond de la pièce, sur le mur final, il a accroché un portrait de Picasso, dans l’œil duquel se devine la silhouette du photographe. Histoire de rappeler combien l’Américain relève, lui aussi, de la figure du monstre sacré.

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Source: Le Monde · Emmanuelle Lequeux

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