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Réunis à Manama, à Bahreïn, les dirigeants du Golfe et leurs partenaires régionaux ont appelé à la désescalade, alors que Donald Trump menace de reprendre les frappes sur l’Iran.

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Badr Abdelatty, ministre des affaires étrangères égyptien, lors d’une séance plénière du Manama Dialogue 2026, organisé par l’International Institute for Strategic Studies, à Manama, le 31 octobre 2026.

Un à un, ils sont montés à la tribune pour lancer le même appel en faveur d’une désescalade militaire, conscients que leur pouvoir réside désormais dans la seule rhétorique et dans leur capacité à émouvoir un auditoire international. A l’heure d’une possible reprise des frappes des Etats-Unis sur l’Iran, les responsables politiques des pays du Golfe et leurs partenaires du Moyen-Orient ont, l’espace de quelques jours, à Manama, capitale de Bahreïn, où se tenait, du 30 octobre au 1er novembre, la conférence sur la géopolitique et la sécurité, organisée par l’Institut international d’études stratégiques, mis de côté leurs rivalités anciennes pour exposer au grand jour les conséquences désastreuses d’une nouvelle guerre de haute intensité entre Washington et Téhéran.

« Il n’est pas dans l’intérêt de la région (…) de connaître un nouveau cycle de confrontation », a déclaré, dimanche 1er novembre, Anwar Gargash, le conseiller diplomatique de Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, le président émirati, s’exprimant au nom des pays du Golfe, espérant, sans y croire, une « percée » diplomatique. « Beaucoup de rumeurs circulent, mais nous ne savons pas vraiment ce qui va se passer. Les règles de la logique nous disent que les positions américaine et iranienne sont éloignées alors nous devons nous attendre au pire », a-t-il dit, l’air résigné. « Une nouvelle escalade [guerrière] serait encore plus grave et destructrice que les précédentes », avait aussi prévenu, la veille, le ministre des affaires étrangères égyptien, Badr Abdelatty, avertissant des effets d’une telle offensive sur la sécurité alimentaire et énergétique de la région.

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Source: Le Monde · Claire Gatinois

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