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L’ancien ministre du développement national hongrois Miklos Sesztak reste en détention, après la décision du juge d’instruction, mercredi. Symbole du système Orban, il avait mis sous sa coupe la commune de Kisvarda.

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Près de la gare de Kisvarda, en Hongrie, le 24 octobre 2026. Sa construction fait l’objet de soupçons de malversations.

La nouvelle est tombée mercredi 28 octobre au soir : Miklos Sesztak va rester en prison, au moins jusqu’au 30 janvier 2027. Soupçonné d’avoir touché des pots-de-vin dans trois affaires de marchés publics, l’ancien ministre hongrois du développement national (2014-2018), placé en détention provisoire le 30 septembre, est devenu un des symboles de la lutte contre la corruption menée par le gouvernement de Péter Magyar. Le premier ministre de centre droit est arrivé au pouvoir en mai, après seize années de règne du nationaliste Viktor Orban.

Jamais, depuis la chute du régime communiste, en 1989, un ministre n’avait été emprisonné en Hongrie. L’arrestation de M. Sesztak, suivie par celles de l’ancien ministre de la culture Balazs Hanko (2024-2026) et de l’ancien gouverneur de la banque centrale hongroise György Matolcsy (2013-2025), a donné le sentiment à beaucoup de Hongrois que les nouvelles autorités agissaient enfin sur un dossier qui suscite « une très forte attente dans l’opinion », estime Sandor Lederer, fondateur de K-Monitor, une ONG de lutte contre la corruption. « La promesse d’agir contre la corruption a contribué à unifier l’électorat très hétéroclite de Magyar. Il a réussi à convaincre les électeurs qu’il allait les débarrasser d’un pouvoir dont ils ne voulaient plus, en grande partie parce qu’ils avaient le sentiment que les amis du Fidesz [le parti de M. Orban] s’enrichissaient de plus en plus, tandis que le pays s’appauvrissait, explique M. Lederer. Ils auraient eu du mal à accepter la moindre faiblesse en la matière. »

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Source: Le Monde · Florent Georgesco

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