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Le célèbre activiste hongkongais, déjà emprisonné depuis six ans, aurait pu être libéré en janvier 2027. Il a été condamné pour « collusion avec des forces étrangères », en vertu de la loi de sécurité nationale imposée au territoire chinois en 2020.
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Visage de la contestation de la jeunesse de Hongkong avant la remise au pas de la ville, Joshua Wong restera derrière les barreaux jusqu’à la quarantaine. La Haute cour de Hongkong a condamné l’activiste, jeudi 5 novembre, à une peine de dix ans derrière les barreaux, cette fois pour « collusion avec des forces étrangères afin de mettre en danger la sécurité nationale ». Le prisonnier qui vient d’avoir 30 ans arrivait bientôt au terme d’une précédente peine de quatre ans et huit mois pour tentative de subversion. Il aurait pu être libéré le 7 janvier 2027.
Joshua Wong était devenu l’un des principaux porte-voix de la révolte d’une génération contre l’érosion des libertés de la ville sous l’étreinte chinoise. Le mouvement a été étouffé par l’imposition, à l’été 2020, d’une loi de sécurité nationale draconienne, sous le coup de laquelle il est aujourd’hui condamné.
Pour le juge William Tam, le jeune homme et un autre activiste, réfugié depuis au Royaume-Uni, Nathan Law, ont à l’époque eu des contacts directs avec des gouvernements étrangers pour leur demander de durcir leur politique à l’égard de Hongkong et des autorités chinoises. Le magistrat a pris pour exemple la perte du statut commercial préférentiel de Hongkong avec les Etats-Unis et l’adoption de sanctions contre des dirigeants de la ville ainsi que des membres de l’administration chinoise.
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Source: Le Monde · Harold Thibault
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